Intervenir sur un accident de la route, secourir une personne en montagne ou en mer, participer à une opération lors d’une inondation : le pilote d’hélicoptère de la Sécurité civile exerce un métier où précision, sang-froid et travail collectif sont indispensables. À Marignane, Thierry Cacherat, pilote et chef de base de la zone Sud, témoigne d’un quotidien où chaque décision doit concilier efficacité du secours et maîtrise des risques.
Le pilote est le commandant de bord de l’hélicoptère de secours. Il travaille en coordination avec différents professionnels de la sécurité civile et doit adapter sa stratégie à la météo, au relief, à l’état de la victime et aux contraintes de chaque intervention. En montagne, en mer ou lors d’une catastrophe naturelle, les conditions peuvent évoluer très rapidement.
Cette découverte des métiers montre que piloter ne consiste donc pas uniquement à maîtriser un appareil : le professionnel doit écouter son équipage, analyser les dangers et prendre la décision finale permettant de réaliser le secours dans les meilleures conditions possibles.
Calme, écoute, précision et technicité sont au cœur de cette fiche métier. Lorsque la situation devient critique à l’extérieur, le pilote doit au contraire conserver une grande maîtrise de lui-même dans le cockpit.
Le parcours présenté par Thierry Cacherat est particulièrement exigeant. Selon son témoignage, le recrutement des pilotes de la Sécurité civile s’effectue parmi des professionnels issus de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air et de l’Espace, de la Marine ou de la Gendarmerie. Une expérience minimale de 2 500 heures de vol est demandée, soit généralement de nombreuses années de pratique militaire.
Après le recrutement, une formation spécialisée permet de s’adapter au secours civil et à ses contraintes. Thierry Cacherat explique qu’il faut environ un an pour devenir opérationnel de jour, puis encore deux années pour maîtriser les interventions de nuit. Le treuillage, le vol près du relief ou encore l’utilisation des jumelles de vision nocturne demandent une expertise poussée.
Pour les jeunes en pleine orientation, une vidéo métier ou un témoignage de terrain permet de comprendre une réalité souvent invisible derrière l’image de l’hélicoptère jaune et rouge. La Sécurité civile repose sur une équipe de professionnels capables de mettre leurs compétences en commun avec un objectif : porter secours là où les moyens classiques ne peuvent plus intervenir.
Le pilote travaille-t-il seul ?
Non. Les missions reposent sur un travail interservices et sur la coordination entre plusieurs spécialistes du secours.
Faut-il savoir gérer des situations difficiles ?
Oui. Au-delà de la technicité du pilotage, le métier confronte les équipages à l’urgence et parfois à une forte détresse humaine.
Pourquoi ce métier peut-il attirer les jeunes ?
Il associe aviation, technologies, responsabilités, esprit d’équipe et engagement au service des autres. Pour approfondir son projet d’orientation, il est utile de consulter des fiches métier et de découvrir les différentes formations et professions de la sécurité civile.
Source : La Marseillaise - Les métiers de la Sécurité civile 5/6 : Thierry, pilote, assurance tous risques