Le métier de cordiste associe travaux en hauteur, compétences du bâtiment et exigences strictes de sécurité. À Saint-Fons, dans le Rhône, l’entreprise Somai illustre cette réalité : la corde sert avant tout de moyen d’accès pour permettre à des professionnels qualifiés d’intervenir sur des façades, des structures industrielles ou des zones difficiles d’accès.
Le cordiste réalise des travaux de maintenance, de rénovation, de nettoyage ou de sécurisation dans des endroits où une nacelle ou un échafaudage ne peuvent pas être utilisés. Il peut intervenir à plusieurs dizaines de mètres du sol, mais aussi sous terre ou dans des environnements industriels complexes.
Contrairement aux idées reçues, les cordistes ne sont pas des amateurs de sensations fortes. Ce sont des professionnels du BTP qui possèdent souvent une première spécialité : maçonnerie, peinture, couverture, étanchéité, soudure ou entretien des bâtiments. La maîtrise des techniques sur cordes vient compléter ce savoir-faire.
Chaque intervention nécessite une préparation rigoureuse. Avant le début d’un chantier, les équipes réalisent un diagnostic, comparent les risques et définissent un mode opératoire précis. Les travaux sur cordes ne sont retenus que lorsque les solutions classiques d’accès sont impossibles ou moins adaptées.
Cette culture de la sécurité repose également sur la formation continue. Chez Somai, les salariés suivent des formations internes afin de partager les mêmes méthodes, d’améliorer leurs compétences et de faciliter l’intégration des nouvelles recrues.
Pour exercer ce métier, une formation spécialisée dans les travaux sur cordes est indispensable. Elle peut être complétée par un diplôme du bâtiment, par exemple un CAP en maçonnerie, peinture, couverture ou maintenance. Cette double compétence permet au professionnel de travailler en hauteur tout en réalisant une véritable mission technique.
Une bonne condition physique, le respect des consignes, la capacité à travailler en équipe et l’absence de vertige sont également essentiels. La rigueur compte autant que l’agilité.
Le recrutement de cordistes concerne les entreprises du bâtiment, les sociétés de maintenance industrielle, les spécialistes des travaux d’accès difficile et certaines agences d’intérim. Les missions peuvent porter sur l’entretien des façades, la rénovation, la sécurisation des bâtiments ou la maintenance de sites industriels.
Avec l’expérience, un cordiste peut évoluer vers des fonctions de chef d’équipe, superviseur, chargé d’affaires ou conducteur de travaux. La diversité des chantiers et les besoins réguliers en professionnels qualifiés offrent de réelles perspectives d’emploi.
Non. Il peut intervenir sur des bâtiments, des ouvrages d’art, des sites industriels, des silos, des cheminées, des falaises ou des espaces souterrains.
Une bonne condition physique est nécessaire, mais le métier demande surtout de la maîtrise, de la concentration et un respect absolu des procédures de sécurité.
Oui. Les entreprises recherchent des profils formés aux techniques sur cordes et capables de maîtriser un métier du bâtiment ou de la maintenance.
Source : Mesinfos.fr – Travaux sur cordes : la sécurité comme fil conducteur du métier de cordiste