Dans un monde où les enjeux climatiques prennent une ampleur croissante, les métiers de la météo et du climat sont plus que jamais au cœur des décisions humaines, économiques et environnementales. À la croisée des sciences et des technologies, ils offrent des débouchés variés pour celles et ceux qui souhaitent donner du sens à leur carrière. De la prévision météorologique à l’analyse des risques, ces métiers passionnants méritent d’être découverts.
En Suisse, plus de 350 collaboratrices et collaborateurs de MétéoSuisse travaillent chaque jour à la collecte, l’analyse et la diffusion de données météorologiques. Leur mission : fournir des informations fiables pour la sécurité des populations, la logistique humanitaire, les transports ou encore la recherche scientifique. Ces professionnels interviennent dans des domaines aussi divers que l’aviation, l’environnement, l’énergie ou les médias.
Météorologue, ce n’est pas seulement annoncer la pluie ou le beau temps. C’est un métier scientifique exigeant, où l’analyse de données issues de satellites, radars ou modèles numériques est primordiale. Aude Untersee, météorologue à Genève, rappelle que « la prévision est un travail d’équipe », nécessitant veille permanente, esprit d’analyse et capacité à anticiper des événements climatiques parfois extrêmes. L’expérience et la rigueur sont essentielles pour transformer des données brutes en alertes utiles.
Ces carrières s’adressent à des profils variés : techniciens avec un CFC en électronique ou informatique pour l’entretien des stations météo, data scientists pour la modélisation climatique, ou experts comme Alicia Pache, qui mettent leur savoir au service de l’humanitaire et des grandes institutions internationales. Les formations requises vont du bachelor au master en géosciences, physique ou sciences de l’environnement, complétées par le diplôme BIP-M recommandé par l’OMM (Organisation météorologique mondiale).
Grâce aux avancées en intelligence artificielle, machine learning et data science, la météorologie se modernise et se diversifie. De nouveaux métiers émergent, mêlant compétences scientifiques et technologiques, tout en gardant l’humain au centre des décisions. Le secteur recrute dans des domaines inattendus : agriculture, événementiel, finance, construction ou sport.
Les débouchés sont nombreux, en Suisse comme à l’international : services publics, recherche, ONG, entreprises privées.
Il faut suivre une formation universitaire (bac+3 à bac+5) en sciences de la terre ou physique, complétée par le BIP-M pour travailler dans un service national de météorologie.
Oui, de nombreuses portes sont ouvertes après un CFC ou des études supérieures. Les stages, les Zoom Métiers ou les journées portes ouvertes permettent une première immersion.
En somme, les métiers de la météo et du climat offrent un avenir professionnel stimulant, utile et en phase avec les défis de demain. À découvrir sans attendre !