La reconversion professionnelle est un projet de plus en plus choisi par les salariés souhaitant changer de métier ou se réorienter dans un autre secteur. Cependant, est-il possible de bénéficier des allocations chômage pendant cette transition ? Cet article explore les critères d’éligibilité, les démarches à suivre, ainsi que les conséquences d'une reconversion professionnelle non aboutie.
Oui, il est possible de percevoir des allocations chômage dans le cadre d’une reconversion, mais sous certaines conditions.
Seuls les travailleurs ayant démissionné pour un projet de reconversion professionnelle ou pour la création/reprise d’une entreprise peuvent y prétendre. Tout autre motif de démission ne permet pas d’accéder à cette aide.
De plus, remplir cette condition ne garantit pas automatiquement une indemnisation. Il est nécessaire de répondre à plusieurs critères d’éligibilité et de démontrer que le projet professionnel a été soigneusement préparé.
Depuis 2019, un salarié en CDI peut démissionner tout en bénéficiant du chômage s’il remplit ces critères :
Le montant des allocations chômage après une démission pour reconversion professionnelle est calculé de manière similaire à celui des autres formes de rupture de contrat. Il dépend des salaires perçus pendant les périodes de travail précédentes et de la durée d’affiliation à l’assurance chômage. En revanche, le montant pourrait être plus faible si le demandeur n’a pas suffisamment cotisé ou si la reconversion ne débouche pas sur un emploi stable rapidement.
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Seuls les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), à temps plein ou partiel, peuvent prétendre au chômage pendant une reconversion.
Il est nécessaire d’avoir travaillé au moins 5 ans en continu (ou 1 300 jours) chez un ou plusieurs employeurs avant la démission. Les congés sans solde, sabbatiques ou les périodes de disponibilité ne comptent pas.
Les fonctionnaires (titulaires ou non), les indépendants et les salariés en CDD ne peuvent pas bénéficier du chômage pour une reconversion. Seuls les salariés en CDI de droit privé sont éligibles.
Une reconversion ne peut pas être basée sur une simple envie de changement. Il faut démontrer un projet structuré avec des objectifs précis et une réelle faisabilité.
S’inscrire à une formation pertinente et financée par le Compte Personnel de Formation (CPF) peut renforcer la crédibilité du projet. Elle doit être en lien avec le métier visé et permettre une insertion professionnelle à l’issue du parcours.
Dans le cas d’une création ou d’une reprise d’entreprise, il est essentiel de présenter des éléments concrets, comme :
En plus des allocations chômage, les personnes en reconversion professionnelle peuvent bénéficier d’autres aides financières, comme :
Si un demandeur d’emploi ne respecte pas les démarches prévues dans le cadre de son projet de reconversion, il sera soumis à un contrôle par France Travail dans les six mois suivant l’ouverture de ses droits. Sans motif légitime, il sera radié de la liste des demandeurs d’emploi pendant 4 mois et ses allocations chômage seront suspendues. À l’issue de cette période, il pourra solliciter une reprise de ses droits soit en démontrant ses efforts de reclassement, soit en retravaillant au moins 3 mois (65 jours travaillés).