En France, de nombreux jeunes de moins de 30 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Ces profils, souvent appelés « NEETs », ne manquent pas forcément de motivation : ils ont surtout besoin d’un accompagnement solide, d’une orientation concrète et d’une meilleure découverte des métiers qui recrutent.
Un jeune NEET est une personne qui n’est pas actuellement scolarisée, en formation ou en emploi. Selon l’article de Libération, la France compte environ 1,5 million de jeunes concernés. Derrière ce chiffre se cachent des parcours très différents : décrochage scolaire, difficultés sociales, manque de réseau, problèmes de mobilité, santé, logement ou méconnaissance des formations disponibles.
L’enjeu n’est pas seulement de dire aux jeunes « formez-vous ». Il faut leur permettre de comprendre les métiers, les conditions de travail, les débouchés et les parcours possibles. Une vidéo métier, une fiche métier claire ou une rencontre avec un professionnel peuvent aider à se projeter plus facilement.
Oui, à condition de construire des parcours durables. Les secteurs du soin, de l’aide à domicile, de l’industrie, de l’artisanat, de la restauration ou du bâtiment ont besoin de bras. Mais le recrutement ne fonctionne que si la formation est adaptée, si les jeunes sont accompagnés et si les conditions d’emploi donnent envie de rester.
L’apprentissage peut être une voie efficace pour raccrocher au monde professionnel. Il permet d’apprendre un métier en situation réelle, d’acquérir une expérience et d’être rémunéré. Pour les jeunes sortis tôt du système scolaire, les parcours de type CAP, bac pro, titre professionnel ou formation courte qualifiante peuvent ouvrir des portes concrètes.
Le premier pas consiste à ne pas rester seul. Une mission locale peut proposer un accompagnement, un contrat d’engagement jeune, des ateliers, des immersions et des pistes de formation.
Les métiers qui recrutent localement sont à privilégier : aide à domicile, aide-soignant, agent de maintenance, technicien industriel, cuisinier, boulanger, plombier ou assistant de vie. L’important est de croiser les besoins du marché avec les envies du jeune.
Parce qu’elle rend l’orientation plus concrète. Voir un professionnel expliquer son quotidien aide à dépasser les idées reçues et à mieux choisir sa formation.
Source : article publié par Libération, « Jeunes ni en emploi ni en formation : Il faut des moyens pour anticiper le décrochage scolaire », le 20 mai 2026.