La filière quantique entre progressivement dans une phase d’industrialisation. Ordinateurs, communications sécurisées et capteurs de haute précision ouvrent de nouvelles perspectives dans la santé, l’énergie, la finance, la défense ou les matériaux. Encore émergent, ce secteur pourrait créer de nombreux emplois scientifiques, techniques et commerciaux au cours des prochaines années.
La filière quantique regroupe les entreprises, laboratoires et organismes qui développent des technologies fondées sur les propriétés de la matière à très petite échelle. Cette nouvelle génération d’innovations s’organise autour de trois domaines principaux :
Les entreprises recherchent d’abord des profils issus de la physique, de l’informatique, des mathématiques, de l’électronique et de la photonique. Parmi les opportunités figurent les postes de chercheur en physique quantique, ingénieur logiciel, ingénieur électronique, spécialiste des algorithmes, expert en cybersécurité, ingénieur systèmes ou chef de projet technique.
La découverte des métiers de la filière quantique ne se limite toutefois pas aux scientifiques. Lorsque les start-up grandissent, elles recrutent aussi dans la vente, le marketing, la communication, les ressources humaines, la finance et les partenariats. Une reconversion depuis le numérique ou l’électronique est donc envisageable pour certains postes.
Pour exercer dans la recherche ou concevoir les technologies, le parcours privilégié associe généralement une école d’ingénieurs ou un master scientifique à un doctorat. Des formations universitaires en physique, mathématiques, informatique, électronique ou science des matériaux permettent également de rejoindre le secteur.
Pour les fonctions techniques qui ne demandent pas de doctorat, une solide formation d’ingénieur peut suffire. Les compétences en programmation classique resteront essentielles, car les futurs logiciels associeront probablement calcul traditionnel et calcul quantique.
Cette fiche métier collective met en lumière une filière où l’apprentissage continu occupe une place centrale. Les technologies évoluent rapidement et une partie des compétences s’acquiert après les études. Curiosité, capacité d’adaptation, maîtrise de l’anglais scientifique et goût du travail en équipe constituent donc de véritables atouts.
Une vidéo métier, un stage en laboratoire, une visite d’entreprise ou une rencontre avec un ingénieur peuvent aider les jeunes à préciser leur orientation et à mieux comprendre la réalité des projets quantiques.
Non. La physique reste centrale, mais le secteur recrute aussi des informaticiens, électroniciens, ingénieurs systèmes, commerciaux et spécialistes de la communication.
Les applications les plus attendues concernent notamment la chimie, la santé, l’énergie, les matériaux, la finance, la défense et la cybersécurité.
Oui, particulièrement depuis l’informatique, l’électronique, le numérique ou les fonctions commerciales. Une formation complémentaire et une veille régulière faciliteront cette transition.
Source : Rebondir – Filière quantique : les clés pour comprendre un secteur qui recrute